Je me trouve en face d’un dilemme.
Je ne sais pas si ce sont des mots justes pour exprimer ce que je sens maintenant, mais c’est tout ce que j’ai.
Pour être honnête, c’était quelque chose que j’ai essayé d’oublier, que je voulais me débarrasser une bonne fois pour toute.
Je croyais que je pouvais y arriver mais…enfin, ce n’était pas possible.
Je dois affronter ce que j’ai fait- ou plutôt ce que je n’ai pas fait.
J’ai laissé la vie marche sans moi, et je suis en train de la perdre.
Il y a quelques années que ma vie a été bouleverse et, quand j’ai tombé au bout de monde j’ai fini par trouver une voix pour m’exprimer.
J’ai essayé d’écrire.
Je ne sais pas pourquoi j’ai fait cela ; je n’aime pas croire à l’essentialisme mais, au même temps, c’était une intuition.
Je ne peux pas la nier.
Tous mes sentiments et émotions, tout ce que j’avais sur le cœur j’ai pu m’épancher.
J’ai écrit une histoire qui- dans une période d’obscurité- je pouvais donner un sens à la vie.
En écrivant j’ai sorti de ce bas-monde et la vie a recommencé.
J’ai continué, et la vie s’allumait de plus en plus.
Mais j’ai souffert une autre crise et j’ai oublié l’écriture.
Je me suis même retourné contre les histoires et- ce que je n’ai rien compris à cette époque là - j’ai presque perdu une partie de moi-même pour toujours.
J’ai gardé cette incertitude.
Je ne peux pas écrire- je manque des compétences, je n’arrive pas à maitriser la langue et, en conséquent, je ne peux pas transmettre ce que j’ai sur le cœur.
La situation commence de me peser lourd.
Je peux me forcer- il y a, peut-être, une chance que je peux y arriver, mais à quel prix ?
Suis-je obligé de sacrifier une autre partie de moi-même ?
Je n’en suis pas sûr.
J’ai laissé la vie se coule à son plein gré- peut-être je dois la saisir moi-même.
L’histoire m’appelle. Elle m’attend.