Il y certains personnes qui ont plein d’amis, des gens qui sont très sympathiques et aiment se faire des nouvelles connaissances.
C'est facile pour eux.
Moi, par contre, j’étais si timide qu’il fallait que l’autre personne fasse l’effort de m’approcher et de me parler.
Donc je n’avais pas beaucoup d’amis mais ce que j’ai, j’étais fort proche d’eux, je tenais à eux.
J’ai appris de les apprécier comme j’ai apprécié la vie, et quand un ami s’est éloigné de moi, j’étais tellement triste.
Parfois, j’ai pleuré toutes les armes de mon corps.
Perdre un ami c’était comme perdre une partie de soi-même.
Au cours de ma vie, j’ai eu un bon nombre d’amis : il y en a qui restent (et j’espère qui resteront) pendant toute ma vie.
Il y en a qui ne sont plus là, qui ont quitté le pays, ou bien qui ne me parlent plus.
Je ne suis pas quelqu’un à être rancunier, c’est tout simplement que la vie change, les gens changent, et les fondations de notre amitié ne sont plus là.
De temps en temps, je me rappelle des amis que j’ai connus depuis mon enfance.
J’avais toujours de la chance d’avoir des bons amis.
D’un côté, cela me rendre triste parce-que ils ne sont plus là.
J’ai même peur que certains entre eux ne vivent plus.
Je me souviens de mon tout premier ami, il avait 4 ans et moi j’avais 2 ans.
Je viens de déménager avec ma mère, c’était un logement social et il vivait dans la maison juste à côté de la mienne.
Il était mon ainé, et vu que je n’avais pas de frères et sœurs à cette époque-là, il était comme grand frère pour moi.
Il m’a appris tant de choses et il était mon protecteur.
Nous n’avons pas de pères, nous vivons seulement avec nos mères et nous avons donc passé un bon moment ensemble.
C’était drôle parce-que il était toujours plus haut que moi jusqu’au être ados, quand je l’ai passé.
J’étais le plus grand et le ‘bon garçon’ à l’école.
Lui, par contre, avait toujours des problèmes à l’école et sa mère souffre de plus un plus d’un manque d’énergie et motivation.
Je crois il a hérité ce trait de caractère.
Ma propre mère était la même, mais j’ai toujours ma grand-mère et grand-père pour nous aider.
Lui n’en avais pas vraiment.
Alors, nous avons grandi ensemble, mais petit à petit, au gré de la vie ou destin je ne sais pas, mais nous avons commencé de nous nous éloigner.
Je l’ai senti, et j’étais triste.
Au final, quand j’avais 16 ans, ma vie a était bouleversée ou nous avons déménagé au niveau.
Nous étions maintenant très loin de mon ami.
On s’est vu pour la dernière fois, mais on n’en savait rien.
On ne sait jamais la dernière fois, c’est toujours comme cela.
De temps en temps j’entends des rumeurs ou des informations qui manquent de preuve.
J’ai des nouvelles qu’il a un nouveau boulot dans une usine, qu’il l’a quitté après quelques mois à cause de faire une déprime.
J’étais heureux d’apprendre il va être un père- il va être le père qu’il ne connaissait pas, mais ils ont perdu le bébé avant da sa naissance.
Aujourd’hui cela fait un bout de temps que je n’ai rien entendu.
La dernière chose que j’ai appris c’est que tu t’es trouvé dans la galère, et ce soir-là j’ai pensé à toi.
J’avais vraiment peur de perdre indéfiniment un ami.
C’était la chose la plus affreuse de tout.
Mais je ne sais pas quoi faire.
Je suis à l’autre bout de monde.
Toi, on ne sait rien.
Même si nous sommes maintenant bien différents, nous resterons toujours des amis.
J’espère que tout va bien, mon cher ami.
Je pense à toi.
Ton petit-frère.