On pense savoir ce que l’amour est.
Mais quand on pose la question « qu’est-ce l’amour » donner une réponse nous échappe.
Plus qu’on cherche la réponse plus on s’éloigne.
L’objet reste en dehors de la connaissance.
L’amour donc est intelligible.
Il reste une abstraction sophistiqué.
Au lieu de donner une définition, on peut l’interpréter.
Comme chacun a sa propre l’interprétation, on ne peut pas parler d’une véritable interprétation mais une non-interprétation.
Au moment de l’interprétation de l’amour on tente d’aller vers les sentiments.
L’arbitraire individuel devient le sujet de notre amour sans savoir la cause.
On aime, on n’aime pas mais entre signe et signifié il n’y a pas de rapport, de causalité.
C’est l’aporie de l’amour.
Selon la philosophie de Descartes en dehors de la consience il n’y a pas d’existence.
En d’autres termes, aimer et s’aimer c’est représenter.
: « Ce que j’aime cela se trouve dans moi-même ».
Tout est le produit de la consience.
L’idée de l’intentionnalité de la phénoménologie trouve un chemin pour sortir de la représentation de nous-même dans l’amour.
Le fait qu’on pense intentionnellement est la preuve que la consience n’est pas d’abord conscience d’elle-même, mais elle est hors de soi.
On éprouve des vécus de consience qui viennent à l’extérieur.
L’extériorité prend une place primordiale.
Est-ce que la phénoménologie peut-elle nous donner une interprétation commune de l’amour ?