Harpagon, un personnage de la comédie « Avare » de Molière, a un caractère typique de la comédie française.
Dans une scène de cette œuvre littéraire, il apparaît comme un vieillard qui se prête au jeu de mensonges, ruses et manipulations.
Pour sonder les sentiments réels de son fils Cléante, il fait semblant de désirer son opinion sur sa future belle-mère.
Et pour ne pas se monter son rival, il conduit son fils à mentir et puis à jouer au fils respectueux qui accepterait de se marier sans amour, juste pour ne déplaire pas à son père.
D’un autre côté, Harpagon lui tend un piège en lui faisant croire qu’il est disposé à lui laisser Marianne s’il aime, en feignant d’être sensible au jugement social.
Par cette succession de ruses, il accule Cléante à dire la vérité.
En bref, on peut dire que Harpagon est une personne sans tendresse ni respect pour son fils, une personne qui use de la violence physique pour rappeler son autorité et ment sans scrupules.
À travers ses personnages, Molière nous montre l’ambiance sociétale de son temps.
Tout d’abord, le lecteur/la lectrice peut remarquer la nature du rapport d’autorité des parents sur leurs enfants.
En ce temps-là, le mariage a été arrangé par le père ou la mère, sans aucun accord ni du fils ni de la fille.
Très souvent c’était seulement pour intérêt d’argent ou de pouvoir.
Deuxièmement, Molière souligne le traitement réservé aux femmes.
Les jeunes filles étaient des objets d’une transaction entre parents.
Le plus souvent c’étaient des barbons qui voulaient épouser les jeunes femmes.
Ils ne devaient pas être amoureux d’elles; était suffisant qu’elles étaient belles, intelligentes, spirituelles et élégantes.
Enfin, le lecteur/la lectrice peut observer comment l’écrivain transmit la conception de l’amour et du mariage.
Dans un mariage arrangé, l’amour est secondaire.
Quoique ces idées appartiennent à celle époque-là, nous pouvons observer des résidus de la société de Molière à l’heure actuelle.