Karine Muller est un professeur d’allemand dans un collège à Sarralbe, en France.
Elle habite à Sarrebruck, en Allemagne, et passe la frontière franco-allemande tous les jours.
La jeune femme doit jongler au quotidien avec horaires et préjugés.
Karine ne veut pas habiter en France, car elle est citadine et elle a besoin d’habiter dans une ville relativement grande.
Elle est française, mais adore habiter en Allemagne.
Beaucoup d’Allemands s’installent en France pour payer moins impôts, mais pour Karine c’est égal, car elle est fonctionnaire française et elle est obligée de les payer en France.
En général, les impôts sont moins importants en France qu’en Allemagne.
Donc, quand on se penche sur ce sujet, cela s’équivaut.
Par exemple, en France il y a la taxe d’habitation alors qu’en Allemagne non.
De plus, Karine a conscience de traverser la frontière chaque jour.
Pour s’amuser elle écoute la radio allemande puis, une fois elle passe la frontière, elle met France Inter.
Selon Karine, elle vit dans sa monde francophone, pas forcément au courant de ce qui se passe en Sarre.
Chaque jour elle se lève à 6h15 pour faire sa gym et ses abdos.
Un peu plus tard elle réveille ses deux filles.
À 7h30 elles enfilent leurs bonnets, écharpes et manteaux.
Puis, elles partent en voiture dans la direction d’école.
Là, Karine dit au revoir à ses filles sur le palier et part pour son travail.
Évidemment, elle est dans les bouchons.
Elle arrive au travail à 8h55 et commence son premier cours.
À 16h55, après son dernier cours, elle se met au volant de sa voiture et elle récupère ses enfants vers 17h.
Ses filles lui attendent déjà emmitouflées dans leurs manteaux, car elle arrive en dernier.
Pour ça, elle est surnommée « Rabenmutter ».
Quand elles sont à la maison, sa journée de maman commence vraiment.
À savoir, elle joue avec ses filles et elle leur prépare des bons petits plats.
En outre, Karine trouve la vie entre deux cultures très intéressante, mais à fois très dure.
À Sarrebruck elle est la maman française, alors qu’en Lorraine elle est considérée comme une étrangère, car elle ne vient pas de la région et elle ne parle pas le platt.
Comme le dit Karine, elle ne se sent pas allemande.
Quand elle est en Allemagne, elle se sent d’autant plus française.
En tout cas, elle ne pense pas qu’elle retournera vivre en France.
Le fait de ne plus parler allemand lui manquerait, car pour elle cette langue est une vraie gymnastique intellectuelle enrichissante.
À l’heure actuelle, les jeunes Français sont de moins en moins nombreux à apprendre l’allemand.
Et c’est vraiment dommage !
En septembre, lors de la semaine franco-allemande, Karine a organisé un repas « currywurst et forêt noire ».
En lieu de la sonnerie des interclasses traditionnelle, les élèves ont pu entendre des refrains de chansons allemandes telles que « 99 Luftballons » de Nena ou d’autres chansons.
Les jeunes fredonnaient les airs.
La jeune femme a essayé de leur faire découvrir la culture allemande sous un jour sympa et attrayant.