« Ours blanc » de François Pompon représente l’idée clé du sculpteur – «J’aime la sculpture sans trou ni ombre ».
Ses œuvres ne gardent que les traits essentiels du sujets, sans détail ni fioriture.
La sculpture aux lignes épurées a été réalisée à taille réelle sur une période de dix ans.
On note que l’ours n’a pas de fourrure et que ses pattes sont disproportionnées.
L’artiste préférait s’attacher à ce qu’il appelle « l’essence même de l’animal ».
« Cirque » de George Seurat est un chef-d’œuvre du pointillisme, une technique de peinture qui consiste à juxtaposer de multiples points de couleurs.
Ce n’est qu’en reculant que l’on distingue les formes et les couleurs et non plus le pinceau du peintre.
C’est un tableau très complexe, avec plus de 40 personnages.
Exposé au Salon des Indépendants quelques jours avant la morte de l’artiste, cette œuvre testament est considérée comme inachevée.
« Petite Danseuse de 14 Ans » d’Edgar Degas était la seule sculpture connue du grand public dévoilée à l’exposition universelle de 1881.
Poussant le réalisme au maximum, l’artiste a paré la sculpture de vrais cheveux enlacé d’un ruban de satin rose, d’un tutu et de chaussons de danse.
Avec cette manière hyperréaliste, Degas a choqué la critique, qui a comparé la jeune danseuse à un singe ou à un Aztèque.
« Le Repas » de Paul Gauguin est une toile unique.
En 1891, le peintre est embarqué pour la Polynésie française, en quête d’îles qu’il imaginait paradisiaques.
C’est là qu’il a peint ses tableaux les plus célèbres.
Quand on parle de « Le Repas », on parle d’une composition savamment organisée par l’artiste.
En effet, à Tahiti, il n’était coutume de manger à table.
De plus, le bol en faïence est parfaitement occidental.
On sent la crispation des enfants, qui n’étaient pas habitué à poser.
En 1893, Gauguin a quitté Tahiti pour y retourner depuis une brève période en France.
C’est là que le peintre vivra jusqu’à la fin de sa vie.