Quand j’étais un enfant, le jour dans la semaine que j’aimais le plus, c’est le vendredi.
La raison est non seulement que c’est le jour où mettait mon dessin animé préféré « Popeye le marin » en ondes mais aussi que je ne devrais pas aller à l’école le lendemain.
De plus, le vendredi était aussi le moment où je mettais à compter le temps pour les jeux au week-end, mais mes plans étaient souvent échoués par plusieurs choses imprévues (quand ma mère se surprenait à me penser et me demandait de rentrer à la maison).
Je connaissais ce programme par cœur parce que je le répétais chaque semaine.
Tout d’abord, je commencerais le week-end en cherchant mon ami Viet et verrais ce qu’il serait en train de faire.
S’il avait un nouveau jeu, j’y participerais, sinon nous irions au terrain derrière la maison de mon grand-père.
Il y ait toujours des enfants voisins qui jouaient là.
Nous jouerions aux cardes magiques, aux billes, à « tac lon » (un jeu vietnamien dont les joueurs utilisent leurs sandales pour renverser les boites de loin distance) et n’importe quel jeu que nous pourrions penser.
J’étais un spécialiste au jeu des billes.
Ce jeu n’était pas simple comme son air extérieur.
Il demandait la concentration, l’observation, la patience et parfois la puissance.
Nous considérions les billes comme l’argent, le combat était donc de plus en plus dramatique et s’arrêtait seulement après 3 ou 4 heures, parfois accompagnait avec un argument.
À l’après-midi, nous retournerions au terrain après d’avoir chargé l’énergie et continuerions nos jeux.
Le programme de l’après-midi était souvent plus intéressé que celui du matin.
Il y ait un fleuve près de chez moi.
D’abord, nous ferions une course.
Celui de nous qui arriverait le premier à ce fleuve, gagnerait.
Contrairement au jeu des billes, j’étais un sportif mauvais.
J’y arrivais souvent quand tous mes amis avaient nagé deux cercles.
Nous jouerions avec l’eau, sauterions d’une berge du fleuve ou du pont, comme un vrai cascadeur.
Ensuite, si nous avions un peu de faim, nous « visiterions » le jardin fruitier d’oncle Hai, mon voisin.
Il était très gentil avec mes parents, mais très sérieux et avare avec nous.
C’est la raison pour laquelle nous l’appelions par tous les surnoms du monde.
Quand nous étions repérés par lui, une autre course s’était passée et j’étais toujours le champion.
C’est bizarre !
À la fin de l’après-midi, nous étions tous épuisés.
Néanmoins, nous essaierions utiliser le reste de notre force pour nous promener le long du fleuve, chercherions la feuille du nipa pour créer un criquet.
C’était comme une cérémonie pour arrêter un jour merveilleux.
Ah oui, c’était vraiment difficile de ne pas penser au week-end dès le vendredi soir…