Cela suffit, il est temps de mettre le point final.
Je suis un homme, Nathalie est une femme et c’est le Dieu qui nous a créé comme ça.
Je suis responsable d’elle, je suis prête à la porter dans les bras jusqu’à l’Antarctide, travailler trois shifts de suite, labourer la terre ou réinventer la bombe à hydrogène, mais partager ma Nathalie avec une sorte de salopard, qui la salerait de sa sueur, mouillerait de salive son visage par les lèvres, c’est impossible!
Je ne le permettrai jamais ! Je te tuerai !
— Qui vas-tu tuer ?
— se précipita das la pièce mon frère, venant de rentrer.
— Y a t-il encore quelqu’un à la maison?
Avec qui tu te disputes ?
Environ une demi-minute, je me trouvais au milieu de la salle avec un regard voilé puis lentement je repris mes esprits.
Oui, tout à fait, je suis un type déséquilibré, coléreux.
Et on avait bien fait à l’hôpital de me dispenser du service militaire.
— Ce n,est rien, Je me suis souvenu d’un criminel ignoble qui violait des femmes honnêtes.
— Je ne sais pas de qui tu t’es souvenu, tu as l’air si furieux ! — Oublions ça.
On a plaisanté et ça suffit.
— Mais quelles plaisanteries !
Tes hurlements sont entendus dès le rez-de chassé.
Tu fais peur aux gens et puis il s’avère que ce n’était qu’une blague !
Le téléphone sonna.
— Boxeur, réponds, je ne veux pas parler.
Si on te demande, dis que je ne suis pas là.
— Attends, tu entends, cela devrait être un appel international.
C’est Nathalie, peut-être ?
— Oui, c’est vrai, attends, je vais répondre moi-même.
— Bonjour, mon chéri – entendis-je une voix familière comme si elle était juste à côté.
— Samedi soir et pourquoi es-tu chez toi ?
— Nathalie, chérie, et toi, pourquoi tu m’appelles aujourd’hui ?
Je n’attendais ton appel que demain matin.
— Je suis d’humeur mélancolique et je voulais t’entendre au moins une minute.
Tout est comme d’habitude chez nous mas je sens que je grandis du jour en jour.
— Sois prudente, chérie, attention de ne pas trébucher par mégarde.
Tu manges bien ? — Oui, chéri.
Passe bonjour à tout le monde.
Demais je te téléphonerai.
Ne reste pas à la maison, sors, vois tes amis !
Le problème ne sera pas résolu par la reclusion.
Ce n’est pas pour toujours.
Comme il est bon que je me suis retrouvé à la maison !
Et portant je ne peux pas rester chaque samedi chez moi en guettant ses coups de téléphone subites.
C’est déjà une sorte de masochisme.
Le téléphone sonna de nouveau.
— Hey, le Français de Bakou, porquoi tu as fait cette fuite honteuse ?
Tu avais donc peur de ne pas résister aux charmes de la soeur cadette de mon Esméralda ?
Ivette fallit pleurer, sa maman demande où tu es.
Et qu’est-ce que je dois lui répondre ?
Il es parti chez soi pour sangloter ?
Ne sois pas ridicule et misérable !
Je sais que tu n’aimes pas ça, mais à ce moment tu représentes l’image d’un petit homme misérable. Point final !
Et il raccrocha.
Mais de quel droit je ruine la fête à ces gens ?
C’est l’apothéose de l’égoïsme !
Je m’habillai rapidement, sortit d’un coup, pris la première voitiure et me précipitai vers Ivette.
Certes, Dimitri a raison, je me comporte pas seulement impoli mais vraiment insultant.
Je leur gâche une soirée si joyeuse !
Combien de temps attendaient-ils pour se réunir à nouveau, pour que la famille reprenne une vie normale.
Et moi, je veux que tout le monde verse les larmes avec moi ?
Vingt minutes plus tard, j’étais déjà chez Ivette. — Pardon, Ive.
Les parents étaient allés au théâtre aujourd’hui, j’avais les clés, et j’avais oublié de les laisser chez notre voisine2.
Il fallut vite faire aller-retour.
Une minute plus tard Ivette, déridée, se mit au piano et commença à jouer et à chanter des chansons françaises, y compris celles du répertoire de Charles Aznavour.
Et quelques heures après je rentrai chez moi en bonne humeur.
La fête a reussi.