oliksからのテキスト - Français

  • chapitre 5.3.

  • En me changeant pour la forme militaire sans épaulettes ni ceinture, je commençai à faire ma connaissance avec l’hôpital militaire.
  • Il est à noter qu’il y était strictement interdit de rendre des ceintures, comme en prison et pour les mêmes raisons d’ailleurs :pour que les malades ne puissent pas se suicider ou bien se blesser pendant des bagarres qui y rebondissaient tous les jours sinon tous les heures.
  • L’image complète était loin d’être joyeuse et différait fort peu des lieux de détention.
  • Par rapport à ce que je vis ici, l’hôpital militaire républicain à Erevan ressemblait déjà à un sanatorium.
  • Il ne fallait pas être particulièrement perspicace pour qu’après cette image continuer à se nourrir des illusions à propos des réalités de la vie à l’armée.
  • Les visages des gens reflétaient beaucoup : le service infligeait sur eux le cliché spécial qui les distinguait des civils.
  • La plupart des soldats faisaient penser aux prisonniers dans un camps, seulement en uniforme de l’armée, tandis que les officiers, certes, se distinguaient d’eux par l’âge et par le comportement.
  • «Pourquoi tout est si mauvais, incomfortable, stupide et inhumain, - pensai-je,- pourquoi tout est arrangé contrairement à l’intélligence humaine, la logique , le confort naturel et les demandes de la population ?
  • On peut prendre n’importe quel institut social – l’armée, la police, les collèges, les écoles supérieures, les organes exécutifs, - partout il est sale, lugubre, partout l’homme n’est toujours pas le bienvenu, le travail de chaque institut est organisé de la plus pire et la plus sotte manière.
  • Tout officiel traite ses visiteures avec la brutalité extrême, mais les fonctionnaires expliquent leur incompétence et leur incapacité de travailler par certains hauts intérêts d’Etat et les exigences de l’idéologie ».
  • Une personne normale perd la parole de l’indignation.
  • On veut hurler, crier, exploser !
  • Mais qui est-ce – le pouvoir, l’etat ?
  • Ne se forment-ils pas des mêmes personnes qui m’entourent, - les même non-organisées, indifférentes et cruelles.
  • C’est notre peuple et il ne faut se faire d’illusions.
  • S’il y avait d’autres, et il y’en avait bien sûr – ils ne formaient que quelques pour cents de toute la masse énorme.
  • Il est temps de se rendre compte que l’état ne peut pas forcer ses citoyens à être propres, bien soignés, maintenir bien son coin, ne pas se souler jusqu’à l’état bestial et ne pas se vautrer dans les rues, à aimer sa famille, ses enfants et soi-même enfin.
  • Notre pouvoir, surtout son niveau le plus bas, se compose également des clodos urbains et des paysans pauvres, habitués à vivre dans des conditions insalubres inhumaines et malgré le fait que l’état totalitaire s’infiltre dans tous les pores de l’organisme social, il y a toujours un grand nombre de questions que chacun est capable de règler lui-même.
  • Et si la personne n’a que quinze à vingt mètres carrés de surface habitable dans une baraque exigue, et même cette baraque, il ne veut pas la mettre en ordre mais il vit dans l’insalubrité et la désolation, si les enfants ne sont pas lavés pendant des mois, est-ce que c'est l’état qui est en mesure de mettre un surveillant à chacun, pour qu’ils suivent tous les problèmes de la vie quotidienne ?
  • Non, quand-même il est incorrect d’accuser notre pouvoir dans tous nos malheurs.
  • Ce pouvoir ne fait que refléter l’esprit du peuple.
  • Ce socialisme au visage mal lavé, lugubre et rapace, est-il possible dans tels pays comme le Royaume Uni, la France, la Suisse ?
  • Non, et deux fois non.
  • Tel peuple, tel pouvoir.
  • Le peuple engendre lui-même un tel pouvoir et une telle réalité.
  • Mais moi-même, je fais partie de ce peuple, alors je ne peux pas tout laisser tomber et me sauver chez « les propres », dans la prospérité, dans le pays où se trouve Marie à présent ?
  • Et peut-être que je suis à la recherche d’une argumentation idéologique qui pourrait justifier un tel acte ?
  • Si j’étais né en Angleterre ou en France, le service militaire, aurait-il pu me causer de telles émotions, un tel rejet & Je suis sûr que non.
  • Toute armée est loin d’être l’école de danses de bal, mais l’homme doit savoir qu’il a choisi ce service de son gré, qu’il sert à sa patrie qu’il aime et dont il n’a pas peur comme un lapin qui a le trac devant un boa, et sa patrie, elle lui rend son amour.
  • En outre la Russie recuillit en un seul conglomérat des gens de diverses nationalités, langues et cultures qui se distinguaient de la façon si spectaculaire comme s’ils vivaient dasn des siècles différentes.
  • On supposait que le service militaire devrait les tous réunir mais le résultat en était tout inverse.

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