Ma chère Pauline,
Comment ça va ?
Comment sont les gamins, et Pierre ?
Moi, je suis un peu découragée, à vrai dire.
Je te donnerai un indice : est-ce que tu te rappelles de notre conversation il y a deux mois sur Skype?
Comme je le craignais depuis longtemps, à cause de la crise, j’ai été licenciée du travail.
L’entreprise où j’ai bossé pendant plus de vingt ans va fermer leur portes.
Alors, dés le 1er Juin, je serai une des allocataires de l’assurance-chômage.
Comme tu peux l’imaginer, la plupart de nos clients sont éblouis par le géant chinois, que leur offre des produits beaucoup meilleur marchés.
Mon avenir me fait un peu peur.
Le salaire que je touchais n’était tellement gros, mais je pouvais joindre les deux bouts.
J’aurais dû devenir normalienne ou capésienne quand je le pouvais, comme mes parents.
Néanmoins, je ne vais pas sombrer dans le désespoir.
Je pourrais chercher un boulot en Belgique, et je commencerais à dire « une fois » tout le temps (c’est une blague, bien sûr!, je dis ces choses pour rigoler un peu).
Si tu connais quelqu’un qui pourrait embaucher une polytechnicienne espagnole que peut se débrouiller en français, n`hésitez à m’écrire.
Je serais ravie d’habiter et travailler en France (et d’être près de vous, quand même !).
Je t’embrasse,
Maria