Sur Internet, on cherche les bonnes affaires et on se transforme en consommateur éclairé et
intelligent.
« Il n’y a pas véritablement d’effet ‘caddie’ comme au supermarché.
L’approche du
consommateur est devenue sélective et raisonnée.
On affirme son autonomie par rapport aux prescripteurs.
»
Le réflexe Internet concerne ainsi toutes les classes sociales.
La fin du commerce réel ?
Depuis le début des années 2000, le profil des e-acheteurs a ainsi nettement évolué.
Aux jeunes hommes
technophiles diplômés se sont joints progressivement un peu plus de femmes et de seniors, de cadres moyens
et d’employés.
Aujourd’hui, il y a autant de femmes que d’hommes parmi les internautes acheteurs et la
fracture générationnelle a été quasiment comblée.
Il semblerait même que les tranches d’âge aient
sensiblement les mêmes pratiques.
Faut-il en déduire que le commerce de détail qui a pignon sur rue est destiné à disparaître ?
Apparemment
non, la tendance observée étant à la mixité des offres sur le marché français : « Pour l’heure, les sites de
vente numérique les plus courus sont ceux des enseignes qui existent dans le réel.
Les consommateurs ont
toujours besoin d’être rassurés », analyse un spécialiste du Credoc1.
En revanche, la portabilité de
l’informatique – le fait de pouvoir accéder à Internet à partir de son téléphone portable – et la géolocalisation
risquent de modifier fortement les pratiques.
Mais cela est une autre histoire.