Après l'arrivée de la gauche au pouvoir, on s'est mis à se préparer pour l'avenir.
A l'approche du jour où la République ira en guerre à l'Union, elle prend du temps pour réfléchir sur ce qui s'est passé hier et ce qui se passera demain.
Le gouvernement appelle à la solidarité des citoyens face aux nombreuses difficultés qu'affrontera le pays et ceux-ci commencent à prendre conscience que le jour de la 'libération' de leur patrie, de notre patrie est désormais imminent.
La libération, c'est un mot complexe.
Il y a deux ans la première République s'est décidé à retirer ses troupes de l'Union à contre-coeur.
A cette époque-là, les médias osaient employer le mot 'libération' pour désigner le jour du retrait de nos troupes de l'Union.
Paradoxalement, aujourd'hui, les presses emploient à nouveau ce terme 'libération' pour indiquer le jour où nous enverrons nos troupes à l'Union.
La libération, un mot fleuri, un mot qui nous rend heureux aujourd'hui, a été celui qui nous a blessé autrefois.
Ce mot polyvalent d'une pleine ambigüité nous laisse penser aujourd'hui à notre avenir et à notre destin.
Fier de sa patrie, fier de son histoire...
Cette fierté nationale qui nous vient comme un souffle de liberté suppose aussi un danger.
La fierté nationale qui paraît attractive et nous rend plus solidaires portera du malheur à la patrie quand on en abusera.
La deuxième République sera bientôt mise à l'épreuve.
Aux épreuves douloureuses et qui porteront de la souffrance.
Pourtant, il y a un seul chemin que nous puissons parcourir.
C'est celui de la résistance.
Il faut tenir jusqu'au bout, en attendant son heure de gloire.