Dès l’avant-hier j’ai lancé le compte à rebours : il ne reste que trois semaines et demi avant de mon départ.
Cela fait plus de deux moins que j’ai resté en Singapour et malgré le fait que j’ai passé un bon moment ici, je suis presque prêt à revenir chez moi.
Le mercredi cette semaine c’était le point culminant de mon travail ici.
J’ai dû faire une présentation à propos de ma thèse.
Il y a deux parties de mes recherches : dans la partie théorique j’explore l’idée de pouvoir, pas dans un sens physique ou matériel mais dans un sens de langue.
Le principe c’est que, en tant qu’être humain nous employons notre langue pour participer dans la création du monde (social): la limite de mon vocabulaire est la limite de mon monde.
La deuxième partie je développe un modèle qui me permet de tracer l’évolution des droits humains dans le Sud-Est d’Asie.
Je me suis consacré à travailler sur la présentation depuis quelques semaines : j’avais vraiment peur de la rater.
En plus, je savais que la présentation a créé beaucoup de curiosité et d’intérêt.
Parmi les participants qui ont assisté à la présentation il y avait quelques professeurs, des avocats et même des ambassadeurs et une délégation qui représentait l’Union Européen.
C’était tout à fait intimidant, vous pouvez imaginer !
Donc, je voulais faire de mon meilleur.
Je n’ai pas pensé qu’à la présentation chaque nuit et chaque jour.
Au final, je crois que tout s’est bien passé.
L’assistance était plus grande que prévu, environs cinquante personnes y assistaient : le double que normal.
J’ai pris quarante-cinq minutes pour la présentation, et après j’étais obligé de répondre aux questions.
Une autre raison que j’avais peur c’était parce-que c’est un sujet très sensible.
Suivants les premières questions j’ai remarqué quelqu’un secouais la tête, et après j’ai répondu à une question de quelqu’un d’autre il s’est levé et quitter l’auditorium.
C’est vrai que, c’était sans doute la plus difficile question et je ne savais pas vraiment comment la répondre, donc j’ai probablement dit quelque chose sans réfléchir.
C’est toujours difficile à expliquer aux gens- même eux qui sont des experts- ce que je fais dans mes recherches.
Il y a toujours des risques d’être mal compris.
Je dois, d’une manière ou d’une autre, traduire 70,000 mille mots de ma thèse dans une présentation moins d’une heure et dans des termes simples pour qu’ils puissent comprendre.
C’est une tache un peu difficile !
Alors, maintenant que je suis demi-libre, j’ai encore du travail à faire, mais ce n’était pas si désagréable.
Je vais passer quelques temps à continuer l’écriture de ma thèse, mais aussi d’étudier les langues et finalement de m’amuser dans ce pays à l’autre côté du monde pendant que j’ai encore du temps ici.
Je crois que je vais commencer avec la nourriture : à présent je meure de faim et j’ai envie de goûter la cuisine de coin XD