Dans mon pays l’adjudication publique suit une procédure bizarre.
Les autorités publiques disent chercher le meilleur projet selon des critères économiques et techniques.
L’UE a déterminé que les critères économiques doivent prévaloir sur les critères techniques.
L’objectif n’est que lutter contre la corruption qui est généralisée.
Les critères économiques seraient-ils plus objectifs et, par conséquence, plus difficiles de manipuler que les techniques.
Ainsi, deux sont principalement les façons qui existent pour ne pas respecter la loi.
D’abord, le soumissionnaire qui veut gagner l’adjudication paie aux responsables de l’organisation de l’adjudication pour que les critères soient ceux qu’il puisse accomplir mieux que personne.
Mais le plus facile c’est d’attribuer le projet à l’offre avec le prix le plus bas et puis, quelque temps plus tard, l’adjudication peut être révisée en élevant le prix.
Les autorités justifieront cela en raison des nouvelles améliorations qui ont été incorporées au projet.
Cette révision peut se répéter plusieurs fois en faisant le projet beaucoup plus cher qu’il l’était d’abord.
Pourtant, le paiement ne finit pas là.
Une fois les politiciens finissent leur période dans la politique, beaucoup d’entre eux vont occuper des nouvelles responsabilités dans les entreprises qu’ils ont bénéficié avant.
Les journaux ont estimé le coût de ces comportements en 50% supérieur à celui que le citoyen devrait avoir payé.
La corruption, c’est clair, coûte très chère.