Papauté et Empire : un double pouvoir pour le Christianisme
Au X siècle il y eut le passage du Saint-Empire Romain des Carolingiens au Saint-Empire Romain Germanique d'Othon I.
L'Europe médiévale perdit son unité politique.
Le seul élément unificateur pour la population, qui avait langues et cultures différentes, était la religion chrétienne.
À gouverner le christianisme, c'étaient deux pouvoirs : la Papauté et l'Empire.
Ses rapports étaient réglés selon la doctrine des deux glaives, selon laquelle l'église devait avoir le pouvoir spirituel, et l'Empereur devait avoir celui temporel.
Ces deux pouvoirs entrèrent bientôt en conflit, puisque chacun des deux voulait contrôler l'autre.
Durant la même période, l'église traversa une profonde crise religieuse, à cause de la corruption du clergé, qui était souvent accusé de simonie et nicolaïsme.
Même la nomination des évêques-comtes de la part des Empereurs avait des intérêts politiques et donc pas très spirituels, parce qu'à leur mort, l'empereur pouvait en entrer à nouveau en possession.
Mais aux environs de 1030-1040, dans l'église commença à se diffuser une réforme qui se développa surtout dans certains monastères, comme celui de Cluny.
À cette époque-là, c'était le clergé qui devait élire le Pape, mais en réalité c'était l'aristocratie qui avait plus de pouvoir.
C'est pour cela que Henri III tenta de leur soustraire ce pouvoir.
Cependant, le pape Niccolò II confia l'élection du pape au collège des cardinaux, en la soustrayant à l'influence impériale.