— Arrête, Dimitri, j’ai déjà passé un mauvais quart d’heure et tu continue à aggraver.
Désolé pour Nathalie et pour mes parents, la situation est vraiment emmerdante.
Nathalie ne pourra pas revenir.
Et après, à vrai dire, je m’inquète pour maman.
Elle souffrira le plus de notre séparation.
— Bref, mon vieux, on opte pour la maladie nerveuse.
Comme le membre du KGB y est mêlé, il pourra facilement tirer au clair toutes les autres variants.
Retiens bien: tu as le vertige, des crises, des attaques de rage.
D’autant plus que c’est vrai.
Eh bien, on va trouver un spécialiste, il va conseiller comment se comporter.
Le téléphone a de nouveau sonné.
Ivette a annoncé avec triomphe :
— Igor, après le déjeuner rends-toi au commissariat républicain chez l’assistantdu commissaire, lieutenant-colonel Karpénko.
Il va te conseiller comment faire une réclamation et nier le bilan de la commission.
— Ive, merci de ta sympathie, excuse-moi de t’avoir dérangée.
C’était si imprévu...
— Tu parles, Igor!
Rappelle-toi toutes les choses que je t’avais demandé au cours de ces années!
Je suis très heureuse de pouvoir faire pour toi au moins une chose.
Cela me réchauffait que Ivette avait pris mon problème à coeur.
C’est qu’elle a apprécié ce que j’avais fait pour elle et l’a reconnu.
Et la gratitude, comme disait souvent mon père, - est la meilleure manifestation de l’honnêteté humaine.
— Eh bien, à propos, dis-moi, Ive, quel était ton problème ?
— Tu vas tout d’abord te débrouiller avec les tiens et puis je te contacterai.
— Dis, que tu es occupé!
– s’est exclamé Dimitri.- Je vais mieux résoudre ses problèmes!
J’ai couvert le téléphone par la main.
— Dimitri, ne t’en mêle pas !
C’est moi qu’elle a demandé.
— Igor, tu remercies Dimitri de ma part pour son désir de m’aider, mais il est embarrassant en ce moment de te demander quoi que ce soit, tu vis un moment difficile.
— Cela suffit, arrête, qu’est-ce qu’il y a ?
— Je t’avais déjà dit que les nôtres déménagent.
Je voulais louer un camion pour transporter des meubles et d’autres affaires.
Je m’inquiète surtout de l’ancien pliano.
Bien entendu en voiture ce serait mieux qu’en train,- on va la charger là-bas, puis décharger ici et c’est tout.
Et en train il faudra tout d’abord chatger la voiture de ses affaires, puis les recharger dans un wagon et ainsi de suite.
Et le train va longtemps, il peut arriver pas mal de choses en route.
C’est pourquoi je te prie de me dire si tu connais bien un chauffeur de camion communique-le sur cette question de déménagement.
Nous allons tout payer comme il le faut.
Oui, oui, Ivette, bien sûr que je t’aiderai.
Je me suis tout de suite rappelé de Maxime, mon bon ami de classes.
Il travaillait comme chauffeur de poids-lourd et pour lui ce n’était pas difficile de faire 700 km d’aller-retour de Bakou.
— Ivette, il t’appelleras, tu lui donnes ton addresse à Bakou et c’est tout.
Le reste, il va organiser lui-même et va vous amener vos affaires.
— Ivette, - Dimitri s’est intervenu de nouveau, - je suis prêt à partir avec toi à Bakou, en voiture et accompagner la cargaison jusqu’à votre nouvelle maison.
Qu’est-ce qu’elle te dit ?
— Elle dit qu’elle ne va pas avec toi qu’au concert de la musique symphonique, et cela encore en compagnie de sa mère et de ses deux amis.
— D’accord, je suis encore heureux.
Finalement cela vaut la peine de mettre un papillon blanc et d’aller au concert en tout honneur.
Quelle rigolade alors!