La direction de l’hôpital accepta d’accueillit le match et dimanche, dans l’après-midi, malgré le temps plutôt frais, les joueurs et plusieurs supporteurs rassemblèrent sur le terrain de sport adapté pour le football.
On jouait selon le système circulaire, chaque mi-temps durait trente minutes, avec un résultat nul – jusqu’au premier but.
D’abord, les Géorgiens nous vainquirent dans un match tendu avec le score 2 :1 et ils gagnèrent assez facilement les Azerbaïjanais avec le score 5 :1.
Il était devenu clair que l’équipe des Azerbaïjanais cédait évidemment aux adversaires.
Au bout d’une pause de cinq minutes le jeu entre les équipes de l’Azerbaïjan et de l’Arménie commença.
Dans le cadre de l’équipe des Azerbaïjanais sortit un nouveau joueur – haut, gros, maladroit, il courait mal, battait drôlement et était plutôt occupé à pousser avec violence les adversaires et les empêchait de jouer.
Apparemment, on le fit sortir juste pour cet objectif, que le mec est absolument non-sportif, il n’a qu,un grand poids : j’estimai son poids à cent-dix-cent-vingt kilos à peu près.
Deux fois il m’avait presque renversé.
Pour la premère fois j’attirai son attention assez violemment, pour la deuxième je l’avertis qu’il allait fort regretter s’il recommencerait.
Encore quelques fois je dus lui faire des remarques:
— Et, mec, cours après le ballon, pas après moi.
Le gros essuyait la sueur de son visage, s’écartait et souriait, mais il continuait à faire la même chose.Juste une minute après ma passe, lorsque j’étais sans ballon, en passant à toute vitesse il me poussa exprès dans le dos.
De cette puissante secousse je rebondis plusieurs mètres et tombai au sol dur en m’heurtant douloureusement les mains et le menton.
Au lieu des excuses le gros éclata de rire, soutenu par ses supporteurs-compatriotes.
Dans la rage, oubliant tout, je sautai et par deux coups tranchants au menton et à l’entrecuisse je le renversai au sol.
Il n’eut même pas le temps de s’esquiver.
J’étais déjà sur le point de lui ajouter un coup de pied mais en m’assurant que l’adversaire était vaincu je me retirai.
Une seconde après, en se levant en sursaut, avec un rugissement sauvage il se précipita sur moi par derrière.
Je rebondis brusquement vers la droite, le fit trébucher et il tomba de nouveau la figure par terre.
Je sautai sur lui, j’attrapai son bras gauche par mes deux mains et d’un mouvement brusque je fis une prise de soumission qui aboutissait souvent à la dislocation de l’avant-bras.
Aïaz, cétait le prénom du mec, poussa des cris effrayants d’une douleur insupportable.
Les infirmières et les aide-médecins arrivés mirent l’accidenté sur le brancard et le transportèrent en traumatologie.