Environ une demie-heure plus tard, quand j’avais déjà fermé les yeux et pensais des conséquences possibles, une voix exigeante retentit au-dessus de ma tête.
Près de mon lit se trouvait un capitaine avec un bandeau de garde, suivi de deux soldats.
— Mettez vos vêtements et suivez-moi.
Je pris mon blouson, un livre, une demie-barre de chocolat, que j’avais dans ma table de nuit et je sortis de ma chambre.
Près de l’accueil à l’hôpital je vis quelques grappes de «footballeurs» et un assez grand groupe comprenant des soldats et des officiers de différentes nationalités aussi bien que des infirmières.
Ils avaeint tous assisté au match de football et maintenant il discutaient l’accident avec animation.
— Dav, n’aie pas peur, nous sommes avec toi,-cria quelqu’un des Arméniens.
— Mecs, ne rassemblez pas ici, allez vous occuper de vos affaires,- j’agitai ma main bandée.
– Tout ira bien.
Dans la salle de garde était assis le commandant maussade et lugubre , il feuilletait des papiers.
— Bonjour, camarade le commandant.
— Présentez-vous selon les règlements.
Je me présenta.
Ce n’est qu’après que le commandant leva le regard, me scruta et m’invita à m’asseoir.
Il paraît que de vant lui il y avait mon dossier personnel- j’avais remarqué ma photo collée sur le formulaire.
— Alors, cela fait deux ans que vous travaillez dans votre spécialité en tant que juge d’instruction au parquet.
Vous avez monté en grade jusqu’à la lieutenance, mais vous ne voulez catégoriquement pas faire votre service militaire ?
— Je voudrais bien mais il semble que je ne peux pas pour raisons de santé.
En plus je n’accepte pas le mot « catégoriquement ».
— Et pour montrer de façom spectaculaire que la santé de vous permet pas de faire votre service, vous avez cassé la figure à un autre officier, votre homologue, lui avez rompu les dents et lui avez asséné des blessures graves ?
— Vous voyez, le match était passionnant, nous étions surexcités.
Je n’ai même pas remarqué que le jeu s’était transormé en une bagarre.
— Peut-être a eu lieu une provocation pour des motifs religieux et ethniques ?
— Je ne peux pas l’affirmer.
Autant que je souviens, il n’y avait rien de pareil.
— Alors, il arrive que vos amis mentent ?
On peut les poursuivre donc.
— Et avez-vous déjà ouverte une affire pénale et vous ont-ils donné le témoignage formel ?
Et après vous avez trouvé tant de preuves que vous vous êtes pris aux témoins ?
— On va trouver s’il le faut.
— Etes-vous motivé par la soif de vérité ou bien le désir de me punir par tous les moyens ?
— C’est moi qui pose des questions ici.
Dans le bilan médical de l’hôpital militaire républicain on a noté que vous avez un tempérement cholérique avec un système nerveux excitable ne pouvant pas parfois cintrôler vos actions.
Alors comment peut-on vous permettre de porter l’arme ?
Le cas d’aujourd’hui prouve encore une fois qu’on ne peut absolument pas, -répondit-il à sa propre question.
Ayant appelé un soldat de garde, le commandant ordonna :
— Accompagnez-le à la poste de discipline.