En 1913 Roland Garros, déjà célèbre dans tout le monde pour ses records d’altitude, conscient du risque inouï qu’il va prendre, se lance dans l’inconnu.
Catherine Maunoury, championne du monde de voltige et directrice du musée de l’air et de l’espace du Bourget, soutient que la traversée de la Méditerranée à cette époque-là paraissait encore impossible, et que Roger était déterminé d’être la première personne de faire tel exploit invraisemblable.
Néanmoins, pour commencer sa voyage il devait attendre deux moins qu’il fasse beau car aussi il n’était parfaitement prêt psychologiquement.
Le 23 septembre Roland Garros a accompli l’exploit le plus extraordinaire et le plus téméraire que l’on pût concevoir, il a traversé la Méditerranée sur un appareil terrestre.
Selon Blériot, le vainqueur de la Manche, Roland a donné au monde confiance en l’avion.
À ses vingt-cinq ans Roland avait déjà plus d’une vie derrière lui.
À seize ans lui était champion cycliste, à Paris il vendait des voitures de luxe, et avec ses premiers avions il organisait des tournées mondiales, bat des records et cirques aériens.
D’après Stéphane Koechlin, historien et auteur de ‘La légende du baron rouge’, en 1914 l’aviation n’était qu’un objet, qu’une arme de reconnaissance pour repérer des lignes ennemies.
Il a été jugé qu’un avion ne devait rencontrer un autre avion, mais Roland Garros savait que bientôt deux avions s’affronteraient en combat aérien.
Ce ne surprend pas qu’il a devenu un des as.
C’était lui qui a mis au point le premier système pour tirer de face au travers de l’hélice.
Malheureusement, en 1915 une panne l’a forcé à se poser derrière les lignes ennemies.
Lui a été capturé mais très bientôt il a réussi de fuir en déguisant en officier allemand.
Dès qu’il est arrivé à Paris il a décidé de retourner au front et en 1918 son avion a explosé en vol.
C’était la veille de ses vingt-neuf ans.