Le premier mouvement est joué sur l’ambigüité métrique : la partition est écrite en 3/4 , mais en plusieurs parties l’écriture fait allusion à une division de la mesure en 6/8.
L’écriture fait assez usage de changements dynamiques et d’accents sur les temps faibles pour augmenter la tension musicale et, quelque fois, pour obtenir un effet humoristique.
Dans le déroulement synthétique on ne trouve aucun des deux thèmes, mais il y a des « échos » de tout les deux dans les incises rythmiques et dans les articulations.
Le second mouvement est considéré comme une exemple pour sa miniaturisation du drame.
Dans seulement trois pages, en effet, ici Mozart retient une petite scène d’œuvre.
Le premier thème, d’origine nettement balkanique, commence doucement avec quatre Do répétés, et après trouve une majeure dimension mélodique grâce même aux ornementations.
Mais c’est dans le bref déroulement qu’on assiste au drame : le même thème fait apparition ici en Re mineur et sonne comme perdu, effrayé.
Les soudaines suspensions harmoniques, avec des cadences interrompues, créent un instantané augment de la tension.
Si effrayante est la reprise, qui n’arrive pas à travers des complexes modulations, mais simplement avec une échelle chromatique ascendante, que dans ce contexte-là semble incroyablement poétique et naturelle.
Le dernier mouvement est un « Presto » de considérable engagement virtuotique, joué sur des rapides passages et soudains changements de rythme.
La sonate K284 est connue comme « Durnitz-Sonate », car elle a été commissionnée par le baron Thaddans Wolfgang Freiherr von Durnitz, bassoniste et pianiste amateur.
Cependant, la difficulté de l’écriture semble s’adresser exclusivement aux pianistes experts.
C’est pour cela que la Durnitz est sans doute la plus (pre) beethovenien des sonates de Mozart, avec les deux sonates K310 et 457.
Le premier mouvement présente une instrumentation de claire conception orchestral, que Mozart a développé pour degrés, comme le démontre le fragment de la première version, ici incise en code de sonate.
Si on fait un comparaison des deux versions on note comme l’écriture était en origine plus maigre et essentielle, et seulement dans la version définitive Mozart a décide après d’intensifier les sonorités avec un usage plus important de redoublements en octaves et trémulés, qu’évoquent les cuivres et les arcs.
La conduction rythmique, à partir de la mesure 4, se développe à travers un mouvement constant de croches rebattues, que donnent particulaire propulsion au discours.